:: Narco, choco, dodo

Quelques lignes et beaucoup d’absences

This film is not yet rated

J’ai vu ce documentaire, vraiment intéressant, qui parle du système de classement des films aux États-Unis, le MPAA (Motion Picture Association of America).

G (general audience) : tout public ;
PG (parental guidance suggested) : accompagnement parental recommandé ;
PG-13 (parents strongly cautioned) : accompagnement parental recommandé, film déconseillé au moins de 13 ans ;
R (restricted) : les mineurs de moins de 17 ans doivent être accompagnés d’un adulte ;
NC-17 (No One 17 and Under Admitted) : interdit aux moins de 18 ans.
Unrated : le film n’a pas fait l’objet d’une classification.

Pour nous, le classement n’a peut-être pas énormément d’importance, on est majeur, on regarde ce qu’on veut. Mais ce système de classement a été élaboré pour guider les parents pour contrôler ce que voient leurs enfants. Un principe louable. Mais franchement hypocrite, semble-t-il.

Saviez-vous que…

- D’abord, selon le classement obtenu, les studios de production peuvent décider de couper les vivres, d’annuler les campagnes de promotions et de censurer certaines scènes. Le classement a donc un impact majeur sur le succès d’un film.

- Le comité de classement du MPAA est formé de parents moyens (qu’est-ce qu’un parent moyen), sans formation, qui déterminent la classification sans méthode rigoureuse, sans grille d’analyse, sans barème clair. Simplement par leur “gros bon sens” de parent moyen. Ce qui provoque des anomalies aberrantes dans la classification.

- Le système de classification est confidentiel. Les comités de classement sont secrets. Ces gens sont mieux protégés que des juges. Pourquoi? Pour éviter qu’ils ne subissent des pressions du public. Par contre, ces mêmes gens font tout pour éviter de se mettre des groupes de pression à dos (si c’est pas subir de la pression… ??!) et, dans le cadre de leurs fonctions, doivent constamment discuter avec les producteurs, les directeurs, les studios. Ils ne sont certainement pas influencés pas une simple compagnie comme Miramax ou Sony.

- Le sexe. L’érotisme. La sensualité. Maux bien pires que la violence, la douleur et la mort. Semble-t-il qu’il serait plus dangereux pour les petits Américains de regarder une femme jouir un peu trop longtemps ou encore de voir une scène d’amour entre deux homosexuels que de voir 148 personnes mourir en 1h30 (oui mais, il n’y a pas de sang, c’est moins pire).

Bref, un film très intéressant, intrigant et riche en questionnement. Trouvez-le et regardez-le!
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PS : ce film a d’abord été classé 18 ans et + par le MPAA…

Recette de saumon…

J’adore le saumon. Mon petit côté Gaspésienne. Hier, pour la Saint-Valou, j’avais fait une recette spéciale (inspirée de cette recette :

- Badigeonnez le saumon avec un mélange de sirop d’érable et de moutarde de dijon;
- Faire cuire doucement, jusqu’à ce que le dessus caramélise mais que l’intérieur soit tendre (c’est là tout l’astuce du saumon : il ne faut surtout pas le laisser sécher);
- Trois minutes avant la fin de la cuisson, garnir d’amandes éffilées et d’une tranche de brie ;
- Une foid le brie fondu, déguster avec une tonne de légumes.

C’était tellement bon, ça m’a consolé d’avoir dû anuler ma réservation au resto indien.

La tempête du siècle

Si on oublie que cette tempête (tempête, tempête, c’est quand même pas l’État de New York…) a ruiné ma Saint-Valentin, je suis très contente de cette bourrée. Je me sens retourner en enfance. Les écoles dont fermées. On va faire des forts ce soir. Les bancs de neige sont plus hauts que moi. Yéééé!

L’arrivée des couventines

Hier j’ai donné mon premier cours de la session. J’avais devant moi une poignée de femmes de tout âge, dans la classe moyenne, parfois très moyenne. Qui avaient décidé qu’elles souhaitaient enrichir leur langue, souvent après 15, 20 ans loin des bancs d’école. Elles étaient prêtes à bûcher, comme ça, poussées par un besoin d’apprendre, de réapprendre, en échange de rien, même pas un crédit.

Elles ont des familles, qu’elles quitteront un soir par semaine pour que je leur donne de la théorie, des exercices, des dictées. Mais aussi pour qu’on discute de nos lectures, pour qu’on écrive des textes et pour qu’elles s’interrogent à voix haute sur les curiosités de leur langue.

Je les ai trouvées très courageuses. Je me suis dit que le vrai monde, c’était elles. J’espère de tout coeur ne pas leur rendre la tâche pénible, au contraire.

Par contre, elles ne sont même pas une dizaine et… elles ont déjà commencé à se bitcher.

Un échelon plus bas

Au resto tantôt (où j’ai mangé une délicieuse salade avec des oeufs, des croûtons au brie, de la pancetta et pleins de légumes, hmmmm), j’écoutais subtilement les gars de la table d’à côté (une autre de mes activités de couple préférées) en faisant semblant de m’intéresser au journal.

J’en bavais déjà : deux jeunes hommes, un petit l’air intelligent et un grand l’air viril. De quoi ils vont parler, de quoi ils vont parler. Les hautes sphères du savoir, les délices des broutilles féminines, la philo, la politique, un heureux brouet de tout ceci? Et bien, moi qui espérais pouvoir rapporter un morceau de l’énigmatique autre sexe sur lequel ruminer toute la soirée avant d’aller tout déballer à mes copines, c’est raté.

Ils parlaient de… ventes pyramidales. L’un était recrue, l’autre le conseillait. J’aurais dû spotter le costume trois-pièces qui tombait mal sur le plus grand. La vente pyramidale. Tellement pas sexy. Des pseudo-entrepreneurs qui vont finir par tout perdre en ayant écoulé leurs prêts et bourses, après avoir convaincu toute leur gang de chums de le faire en même temps qu’eux. J’imagine que pour certains, l’attrait du risque est plus fort que le simple bon sens. Moi, me faire dire par Donald Trump que c’est l’affaire du siècle, je trouve ça louche. Et quand on ajoute le baratin de : « l’argent est là, il suffit de le prendre, je fais de l’argent comme de l’eau, il suffit de t’investir et de trouver 341 990,32 personnes qui voudront le faire en dessous de toi, mais NON, c’est pas pyramidal,» blablabla.

J’ai eu envie de sortir un faux badge et de leur dire que tout était enregistré, suivez-moi au poste qu’on s’explique. Juste pour qu’ils cessent d’avoir cet air de gars qui tripe à l’idée d’avoir trouvé LA faille de notre système qui le rendra riche.

Steak

Cher coloc,
Tu es nouveau, on ne se connaît pas encore beaucoup, mais le steak au poivre sur ton étagère est marqué du 13 janvier et il est bleu. Par ailleurs, l’absence totale de fruits et de légumes de ton côté du frigo m’inquiète. Je me venge de l’insécurité que tu me fais vivre en te piquant du lait pour mes céréales (en prenant bien soin de regarder la date de péremption) chaque fois que je n’en ai plus.
PS, viens-tu jouer au hockey demain soir.

Miss O.

À deux pouces du nez

En passant par le Zellers aujourd’hui (je jure que j’avais une excuse : il faisait tellement froid que je suis entrée par la première porte), j’ai vu trois commis, assis sur un petit banc, qui fixaient les étalages, les bras ballants et la bouche un brin ouverte.

Je sais qu’ils faisaient l’inventaire. Mais je crois qu’ils se shoutaient secrètement au Febreeze.

Au fait, le lundi matin c’est une bonne heure pour aller au centre commercial.

Congé de maladie

Après avoir enchaîné comme une débile les activités sportives (cardio, ski de fond, hockey), mon corps m’a gentiment fait savoir que j’étais une sadique dangereuse et m’a mise au repos forcé. Après avoir dormi 18 heures, je me sens d’attaque. Si j’avais pu éviter la migraine/mal de coeur/engourdissement/perte de vision en même temps, ç’aurait été top.

Au moins, maintenant je suis bonne pour un autre six mois. Merci mon corps, en échange je vais bien te nourrir.

Où l’éducation est une fois de plus valorisée

Le téléphone vient de sonner. Je n’ai pas répondu (ça m’arrive souvent : je déteste parler au téléphone) et le répondeur s’est mis en marche. En entendant le message, je me suis dit que j’avais drôlement bien fait de ne pas répondre.

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Il y a 5 mois, j’ai donné un cours dans un cégep. Une des étudiantes ne m’a pas remis son travail final, qui valait 30 %. Je lui avais envoyé des messages pour le lui rappeler, elle ne m’a jamais répondu. Je lui ai donné 54 % sans remords. En me remettant ce travail, elle aurait eu une bonne note.

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Au téléphone, c’était une coordonnatrice de ce cégep. Apparamment, mon étudiante venait de se rendre compte que son Attestation d’études était compromise puisqu’elle avait échoué un cours. Et cette coordonnatrice m’appelait pour me demander s’il n’était pas possible de réviser ma note en lui donnant un travail supplémentaire.

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Puis-je me permettre un gros mot? OSTIE. Cette étudiante est une adulte, elle a deux enfants qui sont majeurs. Et on me demande, à moi, de faire plus de travail (trouver un travail compensatoire et le corriger) sans être payée, pour aider cette tête de linotte à réparer ses erreurs. Non mais, franchement! Cette coordonnatrice, elle n’a qu’à lui donner ses 6 %, je pourrais difficilement plus m’en contrefoutre. Mais me demander de me replonger 5 mois en arrière!

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Comme je ne lui fais pas confiance pour rédiger mon mémoire, n’hésitez pas à me suggérer toute tâche écrite que vous repoussez depuis trop longtemps, je connais quelqu’un qui devra travailler fort pour récupérer 6%.

Top 3 I scream

J’aime manger. Modérément, quand même, mais pour moi c’est un vrai plaisir. D’ailleurs, faire l’épicerie est l’une de mes sorties de couple préférées (et le mieux, c’est qu’il faut la faire chaque semaine). On peut triper sur les nouveaux produits, juger le panier de nos voisins, chuchoter des commentaires sur les gens qu’on croise et recroise à chaque allée et faire rire les caissiers. Et en plus, mon homme me fait toujours mourir de rire quand on est dans une épicerie : c’est comme s’il ne pouvait s’empêcher d’endosser un rôle à chaque fois. Un gars saoul, un grano-bioéquitable, un bûcheron, un jet-set…

La dernière allée des épiceries, c’est souvent les surgelés. Et à chaque fois, l’excitation monte : qu’est-ce qu’on va trouver comme saveur de crème glacée. Aujourd’hui, voici mon top 3 des crèmes glacées qu’on peut trouver dans une épicerie dite traditionnelle.

Numéro 3 :
Cherry Garcia - Ben & Jerry’s

Cherry Garcia – Ben & Jerry. Dans mon coin, elle était très difficile à trouver, mais voilà, Ben & Jerry s’est semble-t-il rendu dans les régions périphériques. Si vous aimez les cerises (j’adooooore les cerises), cette crème glacée regorge de cerises entières (et pas de ces trucs au marasquin rouge mercure au chrome) et de morceaux de chocolat. Et en plus, le nom des parfums est toujours amusant (Jerry Garcia est un emblème des années 60, c’était le guitariste des Grateful Dead) ) et leur site Web l’est tout autant.

Numéro 2 :
Rafale de pâte à biscuit - Häagen Dazs Extraas

Rafale de pâte à biscuit – Häagen Dazs Extraas. Beaucoup plus facile à trouver. Chaque fois que j’en mange, j’ai l’impression de faire un pied de nez à ma mère qui m’empêchait de manger la pâte à biscuit avant qu’elle ne soit cuite.

Numéro 1 :

Bouchées de pralines et crème - Nos compliments Sensations

Bouchées de pralines et crème – Nos compliments Sensations. Ici, je tiens à me défendre. D’habitude, je n’aime pas vraiment les marques maison, pour certaines raisons de qualité et de diversité. Mais la gamme Sensations est vraiment développée de façon à proposer des produits originaux et exotiques. Bref, je l’adore. Et cette crème glacée est, ouf… crémeuse, avec de gros morceaux de pacanes pralinées et juste ce qu’il faut de caramel. Le hic : j’ai dû trop en parler, parce qu’elle est de plus en plus difficile à trouver.

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Les goûts, ça se discute! Si vous avez des propositions de crèmes glacées, je suis toujours prête pour essayer de nouvelles saveurs…

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