L’an dernier, quand j’ai voulu me faire un jardin, on m’a fortement conseillé, après m’avoir regardé d’un air signifiant « bon, une autre lubie qu’elle va laisser tomber au bout de 2 semaines, laissons-la à son rêve, pauvre petite» (heu, ou j’en étais dans ma phrase?) ha oui, on m’a fortement conseillé, donc, de… demander conseil. Bon, heureusement, j’avais un ami égologiste et un accès illimité à Internet haute vitesse, en plus des modes d’emploi sur les sachets de graine. Ça m’a aidée. Mias bon, je ne suis toujours pas experte horticole.
Si je décidais d’élever des volailles. Un beau coq, quelques poules, des petites cailles… Bon, d’abord on me dirait que je suis fooooolle, c’est du travail, de l’entretien ces bêtes-là, et puis, je n’ai aucune expérience dans ce domaine… Mettons que je persiste. Et que j’achète mon troupeau à plumes. Il faut leur construire une maison (ça s’appelle un poulailler…), les nourrir, les nettoyer, les soigner, les heu, tout ça. J’ai besoin d’information, j’ai besoin d’aide. On s’entend?
Mais mes poulettes, elles n’ont pas de problèmes de comportement. Enfin, pas trop. Par contre, si j’achète un cheval, houlala… Encore plus de responsabilités, alors j’ai encore plus besoin de soutien et de conseils.
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Qu’est-ce que je raconte, ce matin? J’en viens à dire ceci (ce n’est pas nouveau, je n’arrête pas de le répéter) : les parents ont besoin d’aide. De soutien, de formation. Pas juste une oreille attentive quand ils sont fatigués, mais d’un guide qui les aide à déterminer comment on élève ça, c’te marmaille-là. Ok, pas tous les parents. Mais beaucoup d’entre eux. Entre autres eux, et lui, par exemple.
C’est vrai, personne ne nous apprend à devenir parents! On a de la misère à seulement devenir un bon citoyen, une bonne personne, un bon ami, une bonne amoureuse… alors MÈRE? PÈRE? C’est le rôle d’une vie, pensez-y : on forme un être humain, on le modèle selon nos propres valeurs… Et du coup, on devient roi ou reine dans notre petit château. On règne sur notre famille. Si je fais des gaffes en élevant ma fille, qui le saura? Qui viendra me dire : “je sais que tu fais ton possible, mais ce que tu viens de faire, de dire ou d’ignorer, ce n’est pas très bon pour ton enfant”. Et pire, de qui je vais bien vouloir accepter ces remontrances? Pourtant, tous les parents veulent être de bons parents (PAS TOUS. C’est vrai. Certains regrettent d’être devenus parents et c’est très triste).
C’est vrai, ce n’est pas si simple et Docteure Nadia ne peut pas tout régler. Mais devenir un bon parent, ce n’est pas inné et on ne peut pas se permettre de scrapper le premier-né sous prétexte qu’il faut prendre de l’expérience. Je propose des cours parentaux dans les CLSC, un peu comme des cours prénataux, avec garderie pour y laisser les petits. Ça permettrait aux parents de prendre une petite pause, d’échanger avec d’autres parents et d’aller chercher des conseils.
Non? De quoi je me mêle… Ça marcherait, vous croyez? Vous avez mieux? Ou alors, vaut mieux laisser faire l’instinct…





Il y en a des cours d’habileté parentale dans les clsc, même que certains juges de la dpj les prescrivent à des parents négligents ou abusifs. Quand il y a de la bonne volonté et quelques capacités de base, ça peut donner de bons résultats.
Dans notre société, il y a de plus en plus d’enfants rois et d’enfants uniques surstimulés par des parents scolarisés et informés qui basent tous leurs espoirs sur eux et il y a aussi de plus en plus d’enfants négligés et laissés à eux-mêmes dans des milieux violents et abusifs. On dirait qu’il n’y a plus de juste milieu…