:: Narco, choco, dodo
Quelques lignes et beaucoup d’absencesArchive pour février, 2007
Entreprendre au Québec
Travailler avec les adultes, ça permet de ne pas avoir à faire de discipline. Ça permet de ne pas avoir de réunions de parents. Ça permet de ne pas avoir à vérifier si les devoirs sont faits. C’est le bonheur.
Des fois, le bonheur va un peu trop loin. J’ai de bonnes relations avec mes étudiants. Je les aime beaucoup. Et la plupart d’entre eux aussi m’aiment bien (les autres se taisent). Mais parfois, ils m’aiment. Et c’est là que ça devient embarrassant.
J’ai une moyenne d’un amoureux transi par session (en plus de ceux qui se taisent, bien sûr…) Un amoureux qui passe par dessus la barrière de la langue, la barrière de la timidité, la barrière des convenances et la barrière de la relation professionnelle prof – étudiant. Bon, parfois, ils n’ont pas de barrières du tout.
Une fois par session, un amoureux se dévoile. C’est toujours flatteur (maintenant que je n’ai plus 20 ans, ce sont les seuls qui me font sentir beeeelleuh), mais jamais très confortable.
J’ai eu un homme marié dont la femme était enceinte jusqu’aux oreilles.
J’ai eu un jeune puceau et son père qui se compétitionnaient pour mon coeur.
J’ai eu un sportif de haut niveau qui se sentait très seul.
J’ai eu des hommes brillants, d’autres un peu moins.
J’ai eu des invitations au resto, au cinéma, au café, à apprennndré mon langue, à dannsère sennnsouellement.
Habituellement, ça tombe dans l’oubli dès 1) la fin de la session ou 2) la mention vigoureusement répétée de la présence d’un homme viril (qu’ils connaissent, bien souvent) dans ma vie.
Parfois, ça exige une mise au point subtile : un professeur ne fréquente pas ses étudiants de façon individuelle (surtout pas quand la professeure en question n’est pas intéressée par ledit étudiant…)
Parfois, ça exige une mise au point brutale : NON, JE NE VEUX PAS APPRENDRE LE MERENGUE CETTE NUIT.
Cette fois, ça me change : je suis poursuivie par des avances féminines.
Ever saw that?
Je sais, ça fait plus de deux mois depuis l’épisode de SNL. Mais quand j’ai besoin d’un petit remontant, c’est ça que j’écoute.
Frigo 101
Cher coloc,
Ça fait maintenant près d’un mois et demi qu’on se connait. On jase un peu, on ne se nuit pas trop, ça me met mal à l’aise de te voir en bédaine, mais bon, tous les hommes de la maison se promènent en bédaine, je ne dis rien. Tu as un job cool, des fois tu rapportes des potins croustillants. Tu as une copine secrète, tu ne nous l’a jamais présentée, mais on l’entend rigoler tous les mercredis soirs et elle part après toi les jeudis matins. T’es pas dérangeant. Tu ne fais pas trop de ménage, mais comme je pars dans moins de 4 mois, je m’en fous. Par contre…
Voici ta partie du garde-manger. Après que tu aies fait l’épicerie.
Et voici ta partie du frigo. Après que tu aies fait l’épicerie. Ce qui est en bas et qu’on entrevoit m’appartient. En effet, tu ne prends pas de place, et je t’en sais gré, ça fait plus d’espace pour mes précieux aliments.
Mais franchement. Tu m’inquiètes. Est-ce que je peux t’inscrire au défi 5/30?
Anxieusement,
Miss O.
Parent secours
L’an dernier, quand j’ai voulu me faire un jardin, on m’a fortement conseillé, après m’avoir regardé d’un air signifiant « bon, une autre lubie qu’elle va laisser tomber au bout de 2 semaines, laissons-la à son rêve, pauvre petite» (heu, ou j’en étais dans ma phrase?) ha oui, on m’a fortement conseillé, donc, de… demander conseil. Bon, heureusement, j’avais un ami égologiste et un accès illimité à Internet haute vitesse, en plus des modes d’emploi sur les sachets de graine. Ça m’a aidée. Mias bon, je ne suis toujours pas experte horticole.
Si je décidais d’élever des volailles. Un beau coq, quelques poules, des petites cailles… Bon, d’abord on me dirait que je suis fooooolle, c’est du travail, de l’entretien ces bêtes-là, et puis, je n’ai aucune expérience dans ce domaine… Mettons que je persiste. Et que j’achète mon troupeau à plumes. Il faut leur construire une maison (ça s’appelle un poulailler…), les nourrir, les nettoyer, les soigner, les heu, tout ça. J’ai besoin d’information, j’ai besoin d’aide. On s’entend?
Mais mes poulettes, elles n’ont pas de problèmes de comportement. Enfin, pas trop. Par contre, si j’achète un cheval, houlala… Encore plus de responsabilités, alors j’ai encore plus besoin de soutien et de conseils.
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Qu’est-ce que je raconte, ce matin? J’en viens à dire ceci (ce n’est pas nouveau, je n’arrête pas de le répéter) : les parents ont besoin d’aide. De soutien, de formation. Pas juste une oreille attentive quand ils sont fatigués, mais d’un guide qui les aide à déterminer comment on élève ça, c’te marmaille-là. Ok, pas tous les parents. Mais beaucoup d’entre eux. Entre autres eux, et lui, par exemple.
C’est vrai, personne ne nous apprend à devenir parents! On a de la misère à seulement devenir un bon citoyen, une bonne personne, un bon ami, une bonne amoureuse… alors MÈRE? PÈRE? C’est le rôle d’une vie, pensez-y : on forme un être humain, on le modèle selon nos propres valeurs… Et du coup, on devient roi ou reine dans notre petit château. On règne sur notre famille. Si je fais des gaffes en élevant ma fille, qui le saura? Qui viendra me dire : “je sais que tu fais ton possible, mais ce que tu viens de faire, de dire ou d’ignorer, ce n’est pas très bon pour ton enfant”. Et pire, de qui je vais bien vouloir accepter ces remontrances? Pourtant, tous les parents veulent être de bons parents (PAS TOUS. C’est vrai. Certains regrettent d’être devenus parents et c’est très triste).
C’est vrai, ce n’est pas si simple et Docteure Nadia ne peut pas tout régler. Mais devenir un bon parent, ce n’est pas inné et on ne peut pas se permettre de scrapper le premier-né sous prétexte qu’il faut prendre de l’expérience. Je propose des cours parentaux dans les CLSC, un peu comme des cours prénataux, avec garderie pour y laisser les petits. Ça permettrait aux parents de prendre une petite pause, d’échanger avec d’autres parents et d’aller chercher des conseils.
Non? De quoi je me mêle… Ça marcherait, vous croyez? Vous avez mieux? Ou alors, vaut mieux laisser faire l’instinct…
Nouveau jeu à la mode
Aujourd’hui, petite balade à travers la ville (en fait, je me suis trompée de rue en revenant du resto). J’arrive à un coin de rue et je note une charmante famille, 5 enfants qui attendent patiemment que leur maman les rejoigne avec le petit dernier. Je redémarre doucement et là, BANG!!! Ok, pas bang, mais presque. Une des petites, environ 7 ans, s’est précipitée sur la voiture et s’est arrêtée à la dernière minute, en même temps que mon coeur. Est-ce que j’avais redémarré trop vite, est-ce que j’avais mal estimé, mal regardé? Non : cette petite peste nous regardait en rigolant de toutes ses dents, ravie de nous avoir foutu la frousse de la journée. LA PETITE @#%%?@%$!!! Tu parles d’un jeu dément! Et la mère? Et bien la mère en avait apparemment plein les bras, parce qu’elle n’a eu aucune réaction. Aucune, vous dis-je. Je soupçonne que sa mioche jouait à ce petit jeu depuis quelques coins de rue déjà. Je ne savais pas si j’avais envie de mordre l’oreille de la petite ou de battre la mère à coup de sacoche. Si j’avais frappé cette petite, je m’en serais voulu toute ma vie.
Non mais! On peut bien se plaindre de la nouvelle génération (comme à chaque nouvelle génération), on peut bien blâmer le gouvernement et pointer les profs du doigt : ceux qui ont réellement besoin d’être éduquer, c’est les parents. Certains ont drôlement besoin d’apprendre à élever leurs enfants. C’est pas inné, ça!
J’espère que se pitcher devant les voitures ne deviendra pas le nouveau jeu à la mode : mon coeur ne tiendra pas.
Sors le savon
Bon mon petit bichon.
Ça y est. Le grand jour est arrivé.
C’est aujourd’hui que tu prévois sauter sur ta petite copine et lui montrer tes talents de ramoneur (ceux que tu n’as pas encore, faute d’expérience).
Aujourd’hui, leçon d’hygiène, leçon dont tu retiendras les préceptes toute ta vie. Sinon, ta blonde deviendra ta vieille criss et cessera de se raser. T’aimeras pas ça.
1) L’hygiène de base, je ne devrais pas avoir à te le répéter (t’as eu une mère oui ou non?) comprend : les cheveux (pas gras), le coin des yeux (pas jaunes), le nez (pas de guedi), les dents (les moins odorantes possible, assure-toi de ne pas avoir le fameux morceau de persil coincé sur le bord de la gencive et investit 1,09$ sur un paquet de gomme à la menthe. Oublie la kiwi-fraise, t’es un homme, que diable.)
2) Dans les cours de sexo au secondaire, toutes les filles ont appris un mot qui ne fait pas partie de notre vocabulaire, mais qui est resté dans notre subconscient. SMEGMA. On ne veut jamais avoir à s’en rappeler. Agis en conséquence.
3) Trouve des boxers propres. Propes signifie : pas déchiré, pas de traces honteuses et pas d’odeur.
4) Les ongles. Sérieusement. Pas une fille ne veut se faire toucher par un mec qui a les ongles sales. Alors, encore moins se faire approcher le vagin/minou/entrée des délices/appelle ça comme tu veux par un doigt crasseux. La flore vaginale est un écosystème dont l’équilibre est fragile.
Pour le reste, ne te casse pas trop la tête : habillement, parfum, coupe de cheveux, poils faciaux, bah : en autant que tu restes confortable et dans la zone moyenne (c.-à-d. deviens pas débile, personne n’a envie de coucher avec un jeune con qui porte une casquette de loup), tout ce dont elle se souviendra après le premier choc visuel, c’est de ta personnalité et de ta capacité à créer une belle atmosphère. Ça ben… Ça ne s’achète pas à la pharmacie.
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Sinon, si tu souhaites passer par le raccourci, investis dans beaucoup de mojitos.
Conan et les Jutras
J’ai vu, dernièrement, sur l’insistance particulièrement insistante de mon élu, Conan le Barabare. Que j’avais jusqu’ici Dieu sait comment, réussi à ne jamais avoir vu.
Mon commentaire : Schwarzie y est aussi loquace que Brathwaite est avare de paroles. Non, c’est l’inverse. Ce qui fait que Conan était meilleur que les Jutras.
This film is not yet rated
J’ai vu ce documentaire, vraiment intéressant, qui parle du système de classement des films aux États-Unis, le MPAA (Motion Picture Association of America).
G (general audience) : tout public ;
PG (parental guidance suggested) : accompagnement parental recommandé ;
PG-13 (parents strongly cautioned) : accompagnement parental recommandé, film déconseillé au moins de 13 ans ;
R (restricted) : les mineurs de moins de 17 ans doivent être accompagnés d’un adulte ;
NC-17 (No One 17 and Under Admitted) : interdit aux moins de 18 ans.
Unrated : le film n’a pas fait l’objet d’une classification.
Pour nous, le classement n’a peut-être pas énormément d’importance, on est majeur, on regarde ce qu’on veut. Mais ce système de classement a été élaboré pour guider les parents pour contrôler ce que voient leurs enfants. Un principe louable. Mais franchement hypocrite, semble-t-il.
Saviez-vous que…
- D’abord, selon le classement obtenu, les studios de production peuvent décider de couper les vivres, d’annuler les campagnes de promotions et de censurer certaines scènes. Le classement a donc un impact majeur sur le succès d’un film.
- Le comité de classement du MPAA est formé de parents moyens (qu’est-ce qu’un parent moyen), sans formation, qui déterminent la classification sans méthode rigoureuse, sans grille d’analyse, sans barème clair. Simplement par leur “gros bon sens” de parent moyen. Ce qui provoque des anomalies aberrantes dans la classification.
- Le système de classification est confidentiel. Les comités de classement sont secrets. Ces gens sont mieux protégés que des juges. Pourquoi? Pour éviter qu’ils ne subissent des pressions du public. Par contre, ces mêmes gens font tout pour éviter de se mettre des groupes de pression à dos (si c’est pas subir de la pression… ??!) et, dans le cadre de leurs fonctions, doivent constamment discuter avec les producteurs, les directeurs, les studios. Ils ne sont certainement pas influencés pas une simple compagnie comme Miramax ou Sony.
- Le sexe. L’érotisme. La sensualité. Maux bien pires que la violence, la douleur et la mort. Semble-t-il qu’il serait plus dangereux pour les petits Américains de regarder une femme jouir un peu trop longtemps ou encore de voir une scène d’amour entre deux homosexuels que de voir 148 personnes mourir en 1h30 (oui mais, il n’y a pas de sang, c’est moins pire).
Bref, un film très intéressant, intrigant et riche en questionnement. Trouvez-le et regardez-le!

PS : ce film a d’abord été classé 18 ans et + par le MPAA…
Recette de saumon…
J’adore le saumon. Mon petit côté Gaspésienne. Hier, pour la Saint-Valou, j’avais fait une recette spéciale (inspirée de cette recette :
- Badigeonnez le saumon avec un mélange de sirop d’érable et de moutarde de dijon;
- Faire cuire doucement, jusqu’à ce que le dessus caramélise mais que l’intérieur soit tendre (c’est là tout l’astuce du saumon : il ne faut surtout pas le laisser sécher);
- Trois minutes avant la fin de la cuisson, garnir d’amandes éffilées et d’une tranche de brie ;
- Une foid le brie fondu, déguster avec une tonne de légumes.
C’était tellement bon, ça m’a consolé d’avoir dû anuler ma réservation au resto indien.
La tempête du siècle
Si on oublie que cette tempête (tempête, tempête, c’est quand même pas l’État de New York…) a ruiné ma Saint-Valentin, je suis très contente de cette bourrée. Je me sens retourner en enfance. Les écoles dont fermées. On va faire des forts ce soir. Les bancs de neige sont plus hauts que moi. Yéééé!




