:: Narco, choco, dodo

Quelques lignes et beaucoup d’absences

Archive pour janvier, 2007

Où l’éducation est une fois de plus valorisée

Le téléphone vient de sonner. Je n’ai pas répondu (ça m’arrive souvent : je déteste parler au téléphone) et le répondeur s’est mis en marche. En entendant le message, je me suis dit que j’avais drôlement bien fait de ne pas répondre.

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Il y a 5 mois, j’ai donné un cours dans un cégep. Une des étudiantes ne m’a pas remis son travail final, qui valait 30 %. Je lui avais envoyé des messages pour le lui rappeler, elle ne m’a jamais répondu. Je lui ai donné 54 % sans remords. En me remettant ce travail, elle aurait eu une bonne note.

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Au téléphone, c’était une coordonnatrice de ce cégep. Apparamment, mon étudiante venait de se rendre compte que son Attestation d’études était compromise puisqu’elle avait échoué un cours. Et cette coordonnatrice m’appelait pour me demander s’il n’était pas possible de réviser ma note en lui donnant un travail supplémentaire.

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Puis-je me permettre un gros mot? OSTIE. Cette étudiante est une adulte, elle a deux enfants qui sont majeurs. Et on me demande, à moi, de faire plus de travail (trouver un travail compensatoire et le corriger) sans être payée, pour aider cette tête de linotte à réparer ses erreurs. Non mais, franchement! Cette coordonnatrice, elle n’a qu’à lui donner ses 6 %, je pourrais difficilement plus m’en contrefoutre. Mais me demander de me replonger 5 mois en arrière!

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Comme je ne lui fais pas confiance pour rédiger mon mémoire, n’hésitez pas à me suggérer toute tâche écrite que vous repoussez depuis trop longtemps, je connais quelqu’un qui devra travailler fort pour récupérer 6%.

Top 3 I scream

J’aime manger. Modérément, quand même, mais pour moi c’est un vrai plaisir. D’ailleurs, faire l’épicerie est l’une de mes sorties de couple préférées (et le mieux, c’est qu’il faut la faire chaque semaine). On peut triper sur les nouveaux produits, juger le panier de nos voisins, chuchoter des commentaires sur les gens qu’on croise et recroise à chaque allée et faire rire les caissiers. Et en plus, mon homme me fait toujours mourir de rire quand on est dans une épicerie : c’est comme s’il ne pouvait s’empêcher d’endosser un rôle à chaque fois. Un gars saoul, un grano-bioéquitable, un bûcheron, un jet-set…

La dernière allée des épiceries, c’est souvent les surgelés. Et à chaque fois, l’excitation monte : qu’est-ce qu’on va trouver comme saveur de crème glacée. Aujourd’hui, voici mon top 3 des crèmes glacées qu’on peut trouver dans une épicerie dite traditionnelle.

Numéro 3 :
Cherry Garcia - Ben & Jerry’s

Cherry Garcia – Ben & Jerry. Dans mon coin, elle était très difficile à trouver, mais voilà, Ben & Jerry s’est semble-t-il rendu dans les régions périphériques. Si vous aimez les cerises (j’adooooore les cerises), cette crème glacée regorge de cerises entières (et pas de ces trucs au marasquin rouge mercure au chrome) et de morceaux de chocolat. Et en plus, le nom des parfums est toujours amusant (Jerry Garcia est un emblème des années 60, c’était le guitariste des Grateful Dead) ) et leur site Web l’est tout autant.

Numéro 2 :
Rafale de pâte à biscuit - Häagen Dazs Extraas

Rafale de pâte à biscuit – Häagen Dazs Extraas. Beaucoup plus facile à trouver. Chaque fois que j’en mange, j’ai l’impression de faire un pied de nez à ma mère qui m’empêchait de manger la pâte à biscuit avant qu’elle ne soit cuite.

Numéro 1 :

Bouchées de pralines et crème - Nos compliments Sensations

Bouchées de pralines et crème – Nos compliments Sensations. Ici, je tiens à me défendre. D’habitude, je n’aime pas vraiment les marques maison, pour certaines raisons de qualité et de diversité. Mais la gamme Sensations est vraiment développée de façon à proposer des produits originaux et exotiques. Bref, je l’adore. Et cette crème glacée est, ouf… crémeuse, avec de gros morceaux de pacanes pralinées et juste ce qu’il faut de caramel. Le hic : j’ai dû trop en parler, parce qu’elle est de plus en plus difficile à trouver.

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Les goûts, ça se discute! Si vous avez des propositions de crèmes glacées, je suis toujours prête pour essayer de nouvelles saveurs…

La nouvelle Église

Je n’ai pas été élevée dans une religion. Je ne suis pas baptisée, j’ai toujours été inscrite dans des cours de morale (quatre élèves dans toute une école…), je n’ai jamais senti d’appel. Je ne suis contre aucune religion, faudrait vraiment être taré pour ça. Et autour de moi, peu de personnes se disent pratiquantes.

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J’ai un ami, que j’aime beaucoup (c’est normal, non? C’est un ami!). Un bon gars, avec des bonnes valeurs solides socialistes de gauche, que j’aime bien ébranler de temps en temps, juste pour en tester les fondations. La famille, l’environnement, l’anticapitalisme. Un bon gars.

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Par contre. Ces derniers temps, ses « bonnes vieilles valeurs» commencent à me porter sur les nerfs. D’entendre répéter comme un mantra « Hey que ça coûte cher», « On se fait encore fourrer», « Maudites compagnies qui pensent juste à nous faire dépenser» me donne envie de le crucifier tête en bas pendant une ou deux minutes. Son objectif de vie : vivre avec le moins de dépenses possible. Le superflu est inutile. Est-ce parce qu’il est chiche? Non, à ses dires : c’est simplement un adepte de la simplicité volontaire, qui préfère garder son argent pour des projets plus nobles que de faire des dons au Temple de la Consommation.

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Là où ça me tape, c’est quand ça tourne à la tentative de conversion. Moi j’aime dépenser. C’est mon affaire. Je le gagne, cet argent. Et c’est un plaisir pour moi d’acheter des disques, des livres, des films, d’aller au théâtre, au restaurant. De faire des épiceries de luxe, d’essayer des aliments nouveaux qui coûtent un bras. Je n’ai pas envie de changer. Moi, je n’en ai pas de religion.

Là où je décroche, c’est dans le paradoxe. Quelqu’un qui pose haut et fort ses convictions doit y tenir et s’y accrocher. Quand on me dit être environnementaliste, je m’attends à ce que ça paraisse dans son réfrigérateur. Sans être fana du bio, minimalement un enviro devrait porter une certaine attention à la provenance des aliments, pas uniquement au prix au kilo. Quand j’entends une personne pester contre les monopoles, je m’attends à ce qu’il n’y ait pas de bouffe Sans nom dans son panier d’épicerie. Quand j’entends des valeurs d’équité, je m’attends à ne pas trouver des tonnes de CD gravés de chanteurs québécois dans le salon.

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Bref. Oui, certaines valeurs peuvent entrer en conflit. Il faut doser. Sinon, toute bonne valeur peut perdre de sa richesse. En même temps, je ne suis certainement pas mieux : je joue constamment l’avocate du diable, j’ambivale constamment. Mais je ne crois à aucune valeur au point de ne faire aucun compris, au point d’en faire une religion.

Sous le capot

Bon, mon petit loup, commençons bien commençons vrai, parlons sous-vêtements.

Tu peux être sûr qu’à tes premières rencontres avec ta future potentielle, elle ne portera que dentelle et satin. Et si ce n’est pas vrai, ce n’est pas grave, parce que, les 25 premières fois où tu la déshabilleras, tu seras excité comme quatre mononcle pervers devant la petite nouvelle de la famille.

Par contre, si jamais ta/tes relations s’amplifient, voici deux-trois choses que tu dois savoir sur les sous-vêtements féminins.

1) Étant donné que la probabilité qu’un soutien-gorge soit assorti à sa culotte est inversement proportionnelle à son confort : c’est rare que ça fit. Donc, dans la majorité des cas (sauf si tu fréquentes des princesses, dans quel cas, profites-en, chanceux), tu verras ta demie douce dans un soutien-gorge noir en dentelle avec des culottes de coton rose. Ou encore, un string de soie blanche avec un soutif à pois de couleur vive, 3 pour 30 $ chez La Senza. Fais-toi à l’idée, en échange, elle n’insistera pas trop pour que tu te procures des boxers en microfibre à 55 $ la paire chez Tristan.

2) Deuxième chose. Là, c’est pas beau. Je vais te dire un vilain secret, et t’aimeras pas ça. Je vais pulvériser tes rêves érotiques de lingerie coquine. Ne t’avise jamais de a) fouiller dans le tiroir de sous-vêtements de ta biche et b) de faire des commentaires sur les petites culottes de ta chère paquerette lorsqu’elle est menstruée. Oui, j’ai lâché le gros mot : menstruée. Tu sais, au moins, que les filles, une fois par mois… ? Bon. Alors voilà la vérité : ce qui sort, c’est du sang, et le sang, ça tache. Donc, parfois, ça tache nos slips. Donc, pour préserver nos dessous des beaux jours, on conserve aussi, bien cachés dans le fond du tiroir interdit, des vieilles culottes moches, en coton, confortables et fort probablement un peu tachées. Fin de l’anecdote pourrie. Maintenant que tu sais, ne la fais pas chier avec ça et en échange, elle te permettra peut-être de conserver tes boxers tout troués, dont te ne veux pas te débarrasser parce que « ça respire».

Bon, la bonne nouvelle, c’est que lorsqu’elle ressortira ses kit à froufrou, avec lacets et guêpière, c’est un signal : go for it, à fond les moteur, sors tes plus beaux compliments et tes capotes.

Aubade, lingerie féminine

Poilant

Déjà, le clip me faisait marrer…

Mais avec la BD remixée de Stan, je rigole encore plus!

Gniac gniac.

TvHebdo

Ce soir à la tivi, on a le choix entre rien ou pas grand-chose.

Ok, je cherche un peu plus… Le match des recrues, The Hour à 23h, Arrested Development à minuit (ça doit être des reprises? Me semble qu’ils ont arrêté à la saison 3… et je les ai tous vus), j’ai pas regardé, mais il y a sûrement 4 ou 5 CSI dans la grille horaire et si je me rends à Séries plus, j’aurai certainement une avalanche de traduction de Sex in the city et de Cold case.

C’est rassurant, quand j’y pense, de savoir qu’en zappant, on va tomber sur des tonnes d’émissions bien connues.

Bon. Ça ne fait pas avancer mon mémoire, ça.

Procrastination

Bien.
J’ai déjeuné.
J’ai fait la vaisselle.
J’ai fait le ménage.
J’ai rangé les piles de linge.
J’ai passé la balayeuse.
Le lavage est fait.
Mes ongles sont bien coupés.
Mon nez est propre.
J’ai fait la tournée de mes favoris sur Internet.

Je crois qu’il est temps que je me mette au travail.

Quoique je pourrais aussi laver le réfrigérateur.

Non, je ne suis pas maniaque de la propreté. J’ai seulement beaucoup de misère à travailler sur ce ptain de mémoire…

Tiens, je pourrais aussi jouer à La Pucelle Tactics.

merde.

Du livre au film

Il y a un truc qui me chicote. Ça ne m’enrage pas, et à dire vrai ça me met même un peu mal à l’aise de l’avouer, mais voilà : je n’aime pas qu’un livre soit adapté en film. Pourtant, une partie de moi se dit que c’est bien, ça rend l’oeuvre plus accessible, et blablabla. Mais ça m’embête. Et ce n’est même pas parce le film sera moins bon que le livre (on s’y fait, et puis, il y a parfois de belles surprises). Ce n’est pas non plus que je trouve que ça tue l’imagination, je peux faire cohabiter deux versions dans ma tête. Non, c’est simplement que je suis élitiste et complètement méchante, et que ça me fâche d’entendre quelqu’un dire qu’il a aimé telle ou telle adaptation cinématographique et en parler comme s’il avait pu l’apprécier pleinement, alors que moi je l’ai lu, avant l’engouement du film, je l’ai lu, j’ai passé du temps avec les personnages, les lieux, la plume, le mystère (en tout cas plus de deux heures…). J’ai imaginé, détesté, angoissé, jetté un bref coup d’oeil sur les pages de la fin, corné les coins. Ces livres que j’ai découverts et aimé, voilà : je veux les garder pour moi, sans partager.

Bêtement méchante. Et snob, en plus.

Je viens de découvrir qu’il y a eu une seconde adaptation du Grand Meaulnes. Avec le jeune mignon des Choristes qui fera Seurel. Je suis contente. Et déçue…

Une poussière dans l’oeil

Parfois, une série de minuscules évènements nous mènent à de grandes émotions. Des émotions fugaces, fugitives. Il suffit parfois d’un regard dans une foule, de deux paires d’yeux qui s’accrochent une seconde de plus nécessaire pour que l’esprit s’emballe. En l’espace d’un battement de cils, votre ancienne vie peut s’écrouler pour faire place à une vie plus belle, plus riche, plus chaude, où l’autre regard est présent. Vous ne connaissez rien de lui (peut-être qu’il tripe sur les jeux de rôles grandeur nature), il ne connaît rien de vous (vous pétez au lit et il vous arrive même parfois, scandale, de roter) et de toute façon, vous ne vous reverrez jamais : mais, le temps d’une rêverie, et peut-être aussi le soir, avant de vous endormir, vous allez refaire votre monde et l’y inclure. Juste parce que vous vous être regarder dans le fond des yeux, par erreur, par hasard, une seconde de trop. Puis, on oublie.

D’ailleurs, les films, les chansons et les livres (le Grand Meaulnes, surtout, qui me vient à l’esprit) débordent de ce genre de minuscules événements, mais ils l’amplifient, de sorte que nous, lorsque ça nous arrive, on en ressort bêtement frustrés. Parce que dans les oeuvres, le regard devient important, il se transforme en rencontres, en échanges, en fréquentation puis en relation… Alors que, dans la vraie vie, l’étranger croisé dans un métro restera toujours une vague pulsion. À moins que.

L’illusionniste

illusionnistePaul Giamatti : oui

Jude Law : convainquant (j’aime quand les beaux mecs font des rôles détestables)

Edward Norton : Ok

Jessika Biel : bof, et en plus, je trouve qu’elle n’a pas le profil pour jouer des rôles d’aristocrate du début du 20e siècle. Trop pulpeuse, trop moderne. Ehhh que ça fait jalousie féminine de fond de tiroir.

Scénario : Non. C’est beau, il y a une atmosphère, il y a du charme, Vienne est magnifique : mais le scénario, non. La finale est connu dès qu’on tente de nous tromper (mais on ne nous trompe pas : le film s’appelle L’illusionniste oui ou merde?

Donc, j’attends de voir l’autre film.

Entrées plus vielles »